Les plantes d’intérieur ne doivent pas être présentées comme une solution suffisante pour dépolluer l’air d’un logement. Des expériences en laboratoire ont montré que certaines plantes peuvent absorber certains composés, mais dans une pièce réelle l’aération et la réduction des sources de pollution restent les mesures les plus importantes. Les plantes gardent en revanche tout leur intérêt décoratif.
Les plantes dépolluent-elles vraiment l’air intérieur ?
Leur effet dans les conditions réelles d’un logement est limité par rapport au renouvellement de l’air. Considérez donc les espèces présentées ci-dessous comme des plantes d’intérieur intéressantes à découvrir, et non comme un remplacement de la ventilation.
Neuf plantes souvent qualifiées de « dépolluantes »

Fougères
Les fougères regroupent de nombreuses espèces, dont le Phlebodium et l’Asplenium. Elles apprécient généralement une lumière indirecte et, selon l’espèce, une atmosphère assez humide. Elles sont surtout intéressantes pour leur feuillage décoratif : dans un logement réel, il ne faut pas leur attribuer une capacité mesurable à « dépolluer » une pièce entière.

Areca
L’areca est un palmier d’intérieur apprécié pour son feuillage et son aspect tropical. Des expériences menées en environnement contrôlé ont étudié les échanges entre certaines plantes et des composés présents dans l’air, mais cela ne signifie pas qu’un areca puisse purifier efficacement l’air d’une habitation. Pour son entretien, adaptez l’arrosage à l’humidité du substrat et évitez l’eau stagnante.

Dracaena
Le Dracaena se distingue par ses tiges dressées et son feuillage parfois panaché de vert, de jaune, de rose ou de rouge. Son intérêt dans la maison est décoratif : les résultats obtenus en laboratoire ne permettent pas d’affirmer qu’il assainit l’air d’une pièce. Placez-le dans une lumière vive sans soleil direct et laissez sécher légèrement le substrat entre deux arrosages. Certaines espèces peuvent être toxiques en cas d’ingestion par un animal domestique : gardez la plante hors de sa portée.

Chlorophytum
Le chlorophytum, aussi appelé plante araignée, est une plante d’intérieur populaire et généralement facile à cultiver. Certaines études de laboratoire ont observé des interactions avec des composés présents dans l’air, mais son effet dans une habitation ventilée reste limité. Arrosez en fonction de l’état du substrat plutôt qu’en suivant une fréquence fixe, car les besoins varient avec la saison, la température et la lumière.

Sansevieria
La sansevieria, aussi appelée langue de belle-mère, supporte mieux un oubli d’arrosage qu’un excès d’eau. Elle apprécie une lumière indirecte, même si elle tolère des endroits moins lumineux. Elle ne régule pas à elle seule l’humidité d’un logement et ne remplace pas l’aération. Laissez sécher le substrat avant d’arroser et évitez l’eau stagnante dans le cache-pot.

Hedera
Plus connu sous le nom de lierre, l’Hedera est apprécié pour son feuillage persistant et son port retombant ou grimpant. Son intérêt dans la maison est avant tout décoratif : il ne faut pas le considérer comme un dispositif de purification de l’air. Adaptez son exposition et son arrosage à la variété, à la saison et à l’humidité du substrat.

Scindapsus
Le Scindapsus est une plante grimpante ou retombante reconnaissable à ses feuilles décoratives. Des essais en environnement contrôlé ont étudié certaines plantes face à des composés présents dans l’air, mais cela ne permet pas de conclure qu’un Scindapsus dépollue efficacement une pièce. Une lumière indirecte et un arrosage adapté au séchage du substrat lui conviennent généralement.

Pilea
Aussi appelé plante à monnaie chinoise, le Pilea est surtout cultivé pour ses feuilles rondes et son aspect graphique. Il n’existe pas de raison de lui attribuer la capacité d’éliminer les odeurs dans un rayon déterminé : son intérêt dans un intérieur est principalement décoratif.

Peperomia
Le Peperomia regroupe de nombreuses espèces aux formes, tailles et couleurs variées. Les besoins diffèrent selon les variétés : il vaut donc mieux observer la lumière et l’humidité du substrat que considérer la plante comme « sans entretien ». Là encore, les résultats d’expériences en laboratoire ne permettent pas de promettre une réduction importante du formaldéhyde dans une habitation réelle.

Spathiphyllum
Le Spathiphyllum, souvent appelé fleur de lune, est apprécié pour son feuillage et ses bractées généralement blanches. Il a fait partie de plantes étudiées en laboratoire pour leurs interactions avec certains composés, mais ces résultats ne signifient pas qu’il purifie efficacement l’air d’un logement. Il reste avant tout une plante ornementale d’intérieur.
Comment améliorer la qualité de l’air intérieur ?
Les recommandations de l’ADEME donnent la priorité à la réduction des sources de pollution, à l’entretien de la ventilation et à l’aération régulière. Une plante peut décorer une pièce, mais elle ne remplace aucune de ces mesures.
Aérer
Ouvrez les fenêtres quelques minutes chaque jour et après les activités qui produisent beaucoup d’humidité ou de polluants, comme la cuisine, la douche, le ménage ou le bricolage. Ne bouchez pas les entrées d’air et entretenez le système de ventilation selon les recommandations du fabricant.
Limiter les sources de pollution intérieure
Les bougies parfumées, l’encens, les désodorisants et d’autres produits parfumés peuvent émettre des composés dans l’air intérieur. Les huiles essentielles ne constituent pas pour autant une méthode de purification de l’air et peuvent être irritantes ou inadaptées à certaines personnes et à certains animaux. Pour améliorer l’air intérieur, privilégiez d’abord l’aération et la réduction des sources d’émissions.
Entretenez
Faites entretenir les appareils de chauffage et de combustion par un professionnel, suivez les consignes d’entretien de la ventilation et évitez de fumer à l’intérieur. Limitez aussi le nombre de produits ménagers et respectez leur mode d’emploi : l’étiquette « naturel » ne garantit pas qu’un produit n’émette aucune substance irritante.
Purificateur d’air
Un purificateur d’air peut réduire certains polluants lorsqu’il utilise une technologie adaptée et qu’il est correctement dimensionné et entretenu. Son efficacité dépend toutefois du type de polluant, du filtre, du débit d’air et de la pièce. Il ne remplace ni l’aération ni la suppression des sources de pollution.
Déshumidifier
Le séchage du linge à l’intérieur augmente l’humidité. Si vous ne pouvez pas sécher dehors, choisissez une pièce bien ventilée et aérez-la. En cas de condensation ou de moisissures persistantes, recherchez d’abord la cause — ventilation insuffisante, fuite ou infiltration — plutôt que de compter uniquement sur un absorbeur d’humidité.
Choisir une plante d’intérieur pour son décor

Choisissez d’abord une plante selon la lumière disponible, la place, la fréquence d’arrosage et la présence éventuelle d’enfants ou d’animaux. Découvrez les plantes et orchidées disponibles ; les produits et les possibilités de livraison dépendent de l’offre et des créneaux affichés au moment de la commande.
Pour offrir régulièrement des fleurs coupées plutôt qu’une plante en pot, consultez aussi la Kokobox, l’abonnement mensuel de Kokomo.
Questions fréquentes sur les plantes dépolluantes
Une plante peut-elle remplacer la ventilation ?
Non. L’effet observé dans certains essais de laboratoire ne permet pas de promettre une purification efficace dans un logement. Réduire les sources de pollution, entretenir la ventilation et aérer restent prioritaires.
Quelle plante choisir pour une chambre ou un bureau ?
Choisissez-la selon la luminosité, la température, l’espace disponible et vos habitudes d’arrosage. Vérifiez aussi sa toxicité si la plante peut être atteinte par un enfant ou un animal.